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Actualités de société.

Régionales : triomphe de la gauche, Fillon file à l’Élysée

22-03-2010 | Mise à jour: 11:36


Bien que le taux d’abstention ait légèrement baissé ce dimanche de second tour des régionales, la bataille de 2010 s’achève sur une victoire de la gauche, notamment en Ile-de-France, où la liste du PS Jean-Paul Huchon devance nettement celle de la ministre Valérie Pécresse. Avec une mise au point élyséenne entre Nicolas Sarkozy et François Fillon, la possibilité de refonte du parti Europe Écologie, et le retour de Dominique de Villepin, l’après régionales est riche en annonces.

Pas de printemps pour Miss Pécresse : la liste menée par la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche est distancée de 14 points par celle de son concurrent PS Jean-Paul Huchon, président sortant et réélu. Un détail dans la coloration nettement rose que la carte nationale a prise au lendemain des premiers beaux jours. Si l’Alsace reste à droite, et que la majorité présidentielle gagne une région (la Réunion) sur les 24 détenues par la gauche avant le scrutin, l’opposition fait main basse sur l’Hexagone avec un score de 53,85 % des suffrages.

Çà et là le Front national a créé la surprise. Au lendemain du premier tour, dans la plupart des régions, la formation de Jean-Marie Le Pen a mordu les mollets des listes Europe écologie. Une sorte de baroud inespéré pour la dernière campagne du leader d’extrême-droite qui n’avait pas été invité à la fête, mais a voulu se pencher aussi sur le berceau des régionales nouvelle mouture. Au final la vieille fée réalise ses meilleurs scores en PACA et Nord-Pas-de-Calais, tout en améliorant globalement sa performance de quatre points et demi par rapport à 2004.

Du côté socialiste, les poids lourds en termes de notoriété nationale que sont Ségolène Royal en Poitou-Charentes, et Georges Frêche en Languedoc-Roussillon, confirment une victoire sans surprise, voire confortable pour l’ex-candidate aux présidentielles (60 %). Dans l’ensemble l’opposition peut s’enorgueillir d’un plébiscite de la politique de proximité puisque douze présidents socialistes sont réélus avec des taux dépassant les 50 % de votes. En revanche, le désavoeu annoncé des candidats occupant des fonctions ministérielles est confirmé par les votes. Outre Valérie Pécresse, ce sont Hervé Novelli secrétaire d’État chargé du commerce et de l’artisanat, Alain Joyandet, secrétaire d’État à la Coopération et à la Francophonie, Dominique Bussereau (secrétaire d’État chargé des Transports), Xavier Darcos (ministre du Travail), Bruno Le Maire (ministre de l’Agriculture), Valérie Létard (secrétaire d’État auprès du ministre de l’Écologie), Alain Marleix ou Marie Luce-Penchard, qui n’ont pas convaincu les électeurs. Les huit têtes de liste sur la vingtaine de candidats présentée sont donc tombées en première ligne.

De fait, après avoir admis une part de responsabilité dans la défaite régionale de l’UMP, François Fillon est convoqué ce matin par Nicolas Sarkozy. Objet de la rencontre selon les termes du secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant : un possible « modeste » et « technique » ajustement au sein du gouvernement. Ailleurs, et pour des raisons bien différentes, ajustements voire créations se profilent en chaîne. Daniel Cohn-Bendit sur la lancée du succès électoral appelle à la transformation d’Europe Écologie en une « coopérative » politique. Quant à la rubrique « naissances », Dominique de Villepin pourrait bien revenir sur la scène à travers la création d’un parti propre, si l’on en croit la rumeur qui suit l’annonce de sa conférence de presse jeudi 25 mars. Carnet décidément rose pour clore cette chronique de morts annoncées.

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