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Actualités de société.

Bas les masques !

Elodie Dusseaux
29-10-2009 | Mise à jour: 10:35


Face à la grippe A, ne prenons pas de gants. Ou plutôt si, prenons-en ! N’ayons pas peur des grands moyens ! La question des masques justement, posée depuis la sortie du virus du territoire mexicain, reste entière ! Masques ? Pas masques ? Aussi bien pourrions-nous laisser de côté cette question épineuse et nous intéresser à un autre classique de la vie en société, les gants de Milord, à porter dès que nous quittons notre douillet domicile. Tout aussi efficaces que les gants de ménage mais beaucoup plus chics.

Depuis que la menace se profile, cela fait déjà quelques mois, nous écoutons sagement les recommandations gouvernementales, nous visionnons les spots télévisés, et chacun s’organise pour ne pas être un des maillons de la chaîne d’infection.

Nous avons successivement appris qu’il fallait bien se garder d’imiter les lamas souffreteux en recouvrant de postillons notre voisin de transport lors d’un éternuement. Que les mouchoirs usagés ne sont pas destinés à rejoindre une collection. Et que serrer trop spontanément les mains de nos interlocuteurs n’est pas le bon code social en ces temps d’épidémie.

Nos chères têtes blondes (ou brunes), ont même été dûment sermonnées au sujet de l’antique pratique du lavage de mains, ainsi que des échanges intempestifs de bisous. Rien de très neuf… Quoique, rappeler les fondamentaux de l’hygiène même en l'absence d'épidémie n’est jamais vain !

Donc en ce qui concerne la vigilance privée, jusqu’à présent le phénomène le plus marquant est probablement l’entrée dans le dictionnaire du terme solution hydro-alcoolique…

Mais dans la sphère professionnelle, les choses ont bougé aussi : certains ont commencé à s’intéresser au pouvoir de transmission des poignées de porte. À de possibles plannings de gestion des absences en cas d’épidémie au sein de l’entreprise. Voire au télétravail.

Les choses sont vraiment devenues sérieuses quand le match OM/PSG a été annulé. Le virus H1N1 est donc réellement opérationnel sur toutes les catégories de personnes. Tout le monde peut attraper la grippe, même les joueurs de football, espèce pourtant divine s’il en est. Le bilan de cette contamination footballistique fait froid dans le dos : plusieurs victimes à Marseille, suite à des échauffourées entre supporters mécontents de l’annulation du match. La grippe A est susceptible de frapper, même indirectement !

Mais qu’en est-t-il de la grippe chez les gens normaux ? Dans la vraie vie ? Chez les commerçants par exemple ? Ont-ils pris des mesures spéciales pour accueillir leur clientèle ? Le boulanger s’est-il mis à arborer un masque en servant ses croissants ? En fait le commerçant, spécialement dans les métiers de bouche, est depuis fort longtemps en première ligne en matière d’hygiène. Il n’a pas attendu la menace de grippe pour respecter les règles élémentaires et mener la vie dure aux microbes et autres bactéries. Donc avant d’exiger de notre primeur qu’il lave ses pommes avant de les mettre à son étalage ou qu’il recouvre de fil de fer barbelé sa pyramide de carottes, comportons-nous de façon responsable : sans masques et sans gants, demandons-nous si nous ne sommes pas un peu paranos !

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