Actualité : Économie de proximité
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Un nouveau cadre pour le commerce équitable 27-04-2010 | Mise à jour: 18:13 Un nouveau sigle de commerce équitable voit le jour, cette fois ci sous l’égide du Secrétariat d’État au commerce. Chantal Jouanno et Hervé Novelli lancent la CNCE, une commission destinée à encadrer le dynamique marché de l’équitable.
La CNCE, la Commission nationale du commerce équitable, est un projet dans les cartons depuis 2005, dont les heureux parrains Chantal Jouanno (secrétaire d’État chargée de l’Écologie) et Hervé Novelli (secrétaire d’État chargé du Commerce), ont annoncé la naissance le 22 avril. Elle peut désormais remplir son rôle, c’est-à -dire aider les consommateurs à se repérer dans un marché rien moins que foisonnant, même si dans un premier temps, son action interviendra plutôt en amont de la signalisation et de l’information au consommateur.
Il s’agirait d’un dispositif juridique destiné à combler le vide en matière de garanties dans les rayons de produits équitables. Pour l’instant l’intervention de l’État sur le marché ne vise pas le flicage. La coordinatrice de la Plateforme pour le commerce équitable, Julie Stoll, évoque un objectif de validation étatique et donc publique de l’offre commerciale équitable, essentiellement structurée par des entités privées. Encadrer en quelque sorte le marché, tenter d’y voir plus clair sans pour autant remettre en cause tous les codes et les fonctionnements d’un secteur qui doit son existence à sa seule force de conviction et d’organisation.
Quand Max Havelaar le leader historique du produit équitable s’est fait connaître au consommateur, l’étiquette était confinée à quelques niches ça et là représentées par de petits commerçants indépendants. Désormais 95 % de la production de la même marque sont vendus (pour la France) dans la grande distribution. Le produit équitable a donc conquis un vaste territoire sans pour autant se couler dans un moule de production ou adopter une communication très claire. De fait il relève de stratégies, de positionnements et de structures très diversifiés.
Les autres grands labels du marché français Alter eco et Artisans du monde, ne voient pas la mise en place de la CNCE d’un mauvais œil, bien au contraire. Ils pointent le flou pas très équitable dans lequel peuvent se positionner des entreprises de labellisation comme Rain Forest Alliance. Une ONG américaine engagée dans la protection de l’environnement mais susceptible d’accorder des labels équitables à certaines multinationales comme Nespresso ou Tetley. Définir, même si la tentative est circonscrite au marché français dans un premier temps, une politique publique d’encadrement du marché équitable, ne peut qu’aider l’ensemble du secteur à offrir des garanties de plus en plus claires aux consommateurs.
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