Actualité : Économie de proximité
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Les arboriculteurs contre la sharka dans le Gard 15-02-2010 | Mise à jour: 14:01 Le virus de la sharka qui s’attaque aux arbres fruitiers est en train d’affaiblir l’économie arboricole notamment du sud de la France. Dans la Drôme et le Gard, des milliers d’hectares sont voués à la destruction, seule mesure capable d’enrayer la propagation virale, mais responsable de la faillite d’un nombre croissant d’exploitations agricoles. Le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire a annoncé des mesures susceptibles d’aider les arboriculteurs à sauver leur entreprise.
Yvan Lachaud (Nouveau Centre) a interrogé Bruno Le Maire, ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche lors de la séance des questions parlementaires au gouvernement du 10 février, sur l’avenir de l’arboriculture fruitière dans le Sud. L’économie du fruit est sérieusement entamée par la propagation du virus de la sharka dans les départements de la Drôme et du Gard. Il faut en effet arracher les vergés infectés afin de protéger les arbres sains. Le député du Gard estime que le « coût des dégâts s’élève à 50 millions d’euros » et que les exploitants du secteur ont perdu « quasiment 50 % de leurs revenus ».
La sharka est un virus complètement inoffensif pour l’homme mais redoutable dès qu’il s’attaque à l’arbre fruitier à noyau, comme l’abricotier, le prunier ou encore le pêcher. En Europe comme sur le continent américain, l’épidémie fait des ravages. Elle altère la qualité du fruit en modifiant sa coloration, son goût (la chair ne développe pas de sucre) et sa forme, et à terme condamne l’arbre. Les arboriculteurs n’ont d’autres choix que de procéder à l’arrachage des plants contaminés dès suspicion de l’infection (dans laquelle les pucerons pourraient avoir un rôle prépondérant), voire à geler la production pour plusieurs saisons.
Bruno Le Maire a annoncé la reconduite pour 2010 de l’indemnisation à l’hectare promulguée depuis quelques années. 5 000 euros à l’hectare détruit sont donc promis aux arboriculteurs contraints de sacrifier leur verger. La seconde annonce porte sur la constitution d’une caisse de solidarité, destinée à soutenir financièrement les exploitants dont l’entreprise est touchée par le virus de la sharka. Le ministre de l’Agriculture a évoqué une contribution de l’État à hauteur de 65 % (contre un taux de 50 % habituellement visé).
Le mercredi 17 février Bruno Le Maire devrait recevoir les arboriculteurs du secteur fruitier. Il devrait être question des moyens de lutter contre la sharka, d’enrayer les risques de surendettement, mais aussi des possibilités pour les exploitants, a annoncé le ministre de l’Agriculture, de changer leur fusil d’épaule.
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