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Actualité : Économie de proximité

La grande distribution : mauvaise éducation ou mauvaise élève ?

Elodie Dusseaux
28-10-2009 | Mise à jour: 11:29


Mercredi 28 octobre le secrétariat d’État au Commerce a annoncé que plusieurs enseignes de la grande distribution seraient assignées devant les tribunaux de commerce civils, pour pratiques abusives à l’encontre de leurs fournisseurs. Cette annonce, qui remet sur le devant de la scène économique française la loi de modernisation de l’économie (LME) opérationnelle depuis janvier 2009, semble pointer le fait que la grande distribution ne joue pas tout à fait franc jeu.

La LME, conçue en effet comme un éventail de mesures destinées à stimuler l’ensemble de l’économie nationale, devrait accorder notamment aux PME et TPE (très petites entreprises) ainsi qu’aux auto-entrepreneurs (à travers entre autres la facilitation de la création d’entreprise) de meilleures chances de développement économique. Au niveau du commerce, la LME a permis d’assouplir la négociation concurrentielle afin que les distributeurs offrent des prix plus attractifs aux consommateurs. Avec la dotation de deux semaines supplémentaires de soldes à répartir sur l’année, c’est tout le secteur commercial, en particulier celui du petit commerce, qui bénéficie de mesures propres à contenter également les consommateurs.

Mais il semblerait que la LME ait été mal lue ou réinterprétée par les grandes enseignes, dont certaines se voient rappelées à l’ordre par Hervé Novelli. Le secrétaire d’État dénonce face aux fournisseurs le comportement de neuf distributeurs, parmi lesquels six mauvais élèves seraient de célébrissimes hypermarchés massivement fréquentés par les consommateurs. Pour autant ces enseignes alimentaires sont-elles appréciées par leurs clientèles dont les motifs de fréquentation sont bien évidemment économiques ?

Les consommateurs, s’ils sont bien obligés de faire attention aux prix, spécialement dans le contexte actuel de crise, souhaitent se tourner de plus en plus vers des modes de consommation éthique. Or si les grandes enseignes alimentaires ont intégré en beauté les thèmes du commerce équitable ou biologique à leur campagne de communication, les consommateurs ainsi que les petits commerces indépendants et les producteurs (en l’occurrence les fournisseurs) sont en droit de s’interroger sur la sincérité de leur copie.

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