Actualité : Économie de proximité
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Entreprises françaises : l’année du baby-boom 20-01-2010 | Mise à jour: 12:04 Le nombre de défaillances d’entreprises a atteint un chiffre historique en France sur l’année 2009. Mais par ailleurs l’économie enregistre un record de créations de sociétés, grâce notamment au lancement il y a un an du statut d’auto-entrepreneur.
En économie comme partout, il est préférable de commencer par les mauvaises nouvelles, surtout lorsqu’elles n’ont rien de surprenant : sur l’année écoulée, les défaillances d’entreprises ont augmenté de 11 %. Cela représente 63 000 ouvertures de jugement de procédure collective (procédure de redressement judiciaire ou de liquidation judiciaire) auprès d’un tribunal de commerce ou de grande instance. Si le chiffre ne se distingue pas fondamentalement de celui de 2008, il est inédit depuis 1993. Depuis 2006, dernière année à avoir enregistré une baisse des défaillances, les courbes ne cessent de s’écrêter.
Le bilan annuel publié par Altares montre que face à la crise, les micro-entreprises (sans salariés) qui représentent la moitié des défaillances, se défendent mieux. La catégorie des PME comptabilise en revanche les augmentations les plus importantes : à savoir 49 % pour les entreprises de 3 à 200 salariés (18 934 défaillances), et 62 % pour les sociétés de 50 à 100 salariés. Le critère de l’âge de la société est indifférent puisque les défaillances frappent à la fois les plus jeunes, comme les plus anciennes.
Les entreprises individuelles comprenant les professions libérales, les exploitants agricoles, les artisans et commerçants, affichent la tendance la plus saine avec un recul de 1,8 % des défaillances, quand les sociétés anonymes malheureusement détiennent le record des augmentations avec 29 % de hausse.
Faut-il croire que petit, c’est mieux ? Oui, si l’on croise le bilan des pertes avec celui des naissances. L’Insee annonce un chiffre en hausse de créations d’entreprises sur le dernier mois de l’année (+ 22,7 % hors créations d’auto-entrepreneurs). Il faut même dire que le pourcentage de naissances sur 2009, explose littéralement comparé à celui de 2008 : + 75 %, un sommet sans doute imputable à l’aménagement en janvier dernier du statut d’auto-entrepreneur, pour lequel fin décembre plus de 320 000 demandes ont été enregistrées. La moitié des créations d’entreprises s’est donc inscrite dans ce cadre depuis sa mise en place.
Le statut d’auto-entrepreneur permet en premier lieu de créer son entreprise sans apport financier. Avec une éligibilité au régime, des modalités de création et une fiscalité considérablement simplifiées, l’assurance que tant qu’aucun chiffre d’affaire n’est atteint, les charges ne sont pas dues, le cadre est particulièrement attractif. Mais pour les actifs, le statut permet surtout de créer son propre emploi, c’est probablement ce qui a motivé les nombreux chômeurs qui ont sauté le pas de la création d’entreprise en même temps que celui du retour au travail. Notamment dans les secteurs d’activité comme le service à la personne ou le télétravail. Petit c’est mieux, et seul, ce n’est pas mal non plus. Une constatation qui déborde décidément de son cadre économique.
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